Nick Woltemade ressemble physiquement à un avant-centre traditionnel. Son football raconte pourtant autre chose. Horst Steffen, l’entraîneur qui a véritablement lancé sa carrière, explique que l’Allemand a longtemps souffert d’un problème presque paradoxal : son gabarit suggérait un numéro 9 classique, alors que ses meilleures qualités se trouvaient davantage dans la technique et la compréhension du jeu.
Trop grand pour être un 10, trop technique pour être un pivot
À Brême notamment, son positionnement avait ainsi posé question. Woltemade n’était pas suffisamment naturel dans le rôle de simple point de fixation pour être utilisé exclusivement devant. Mais son 1,98 m et son profil inhabituel compliquaient également son utilisation permanente derrière un attaquant.
Steffen a finalement choisi de tirer parti de cette ambiguïté plutôt que de la corriger. Woltemade peut décrocher, recevoir entre les lignes, combiner rapidement puis revenir terminer l’action dans la surface.
Spalletti peut transformer le défaut en force
C’est précisément cette polyvalence qui intrigue aujourd’hui à Turin. Woltemade pourrait évoluer seul devant, derrière Kolo Muani ou même à ses côtés.
Son ancien entraîneur voit d’ailleurs les deux attaquants comme particulièrement complémentaires. Plutôt que d’obliger Woltemade à entrer dans une case, Spalletti pourrait faire de son absence de poste parfaitement défini l’une de ses principales armes tactiques.












