Kerim Alajbegovic est arrivé avec une énorme attente autour de lui. Son prix, supérieur à 30 M€, et son potentiel en font l’un des paris majeurs du mercato de la Juventus. Pourtant, Luciano Spalletti ne semble absolument pas disposé à accélérer artificiellement son intégration dans le onze.
Le prix ne change pas la hiérarchie
Contre Milan, Boga conserve actuellement une longueur d’avance sur le Bosnien. Le choix peut surprendre compte tenu de l’investissement consenti, mais Spalletti juge encore Alajbegovic perfectible dans plusieurs situations précises, notamment lorsqu’il doit jouer dans de petits espaces et recevoir sous pression.
L’entraîneur veut aussi élargir son registre. Plutôt que d’en faire uniquement un ailier, il travaille sur sa capacité à évoluer plus à l’intérieur, voire comme trequartista. Cette transformation demande du temps et explique pourquoi une titularisation immédiate n’est pas considérée comme indispensable.
Spalletti pense déjà au joueur de demain
La gestion est donc davantage liée au développement qu’à une défiance sportive. Alajbegovic reste considéré comme un joueur à très fort potentiel, mais Spalletti préfère construire progressivement son rôle plutôt que de lui donner une place uniquement à cause de son prix.
À court terme, cela peut signifier encore quelques matches commencés sur le banc. Mais la Juve semble surtout vouloir éviter de brûler un talent qu’elle imagine beaucoup plus important à moyen terme.












