Guglielmo Vicario devait peut-être être intégré progressivement. Finalement, la Juventus va devoir le lancer immédiatement à Frosinone.
Guglielmo Vicario devrait vivre ses débuts officiels avec la Juventus dès dimanche à Frosinone, mais pas forcément parce que Luciano Spalletti souhaitait le lancer aussi vite. L’idée d’une intégration plus progressive avait du sens après son arrivée tardive et son manque de préparation collective.
Le problème est que la hiérarchie des gardiens a complètement changé : Perin et Di Gregorio sont tous les deux annoncés sur le départ. Résultat, Vicario est devenu en quelques jours la seule véritable certitude du poste.
Cinq mois sans jouer, mais aucune marge pour attendre
La situation est d’autant plus particulière que l’international italien n’a plus disputé de match officiel depuis le 22 mars, soit cinq mois exactement. Il arrive donc avec du manque de rythme, peu d’automatismes avec sa nouvelle défense et seulement quelques séances pour assimiler les principes de Spalletti. Un détail important, puisque le gardien est désormais pleinement impliqué dans la construction basse et doit connaître les déplacements de ses partenaires presque aussi précisément qu’un joueur de champ.
Les premières données physiques relevées à la Continassa sont néanmoins encourageantes. Vicario a travaillé individuellement avant son arrivée et a immédiatement affiché une forte envie de retrouver la compétition. Il veut aussi tourner la page d’une saison difficile à Tottenham et prouver qu’il peut redevenir un gardien de premier plan, avec en toile de fond l’objectif de retrouver la sélection italienne.
Pinsoglio devient immédiatement numéro deux
Derrière lui, la situation illustre à quel point le secteur reste provisoire. Carlo Pinsoglio, qui entame sa dixième saison au club, devrait être la première alternative à Frosinone, tandis qu’un jeune parmi Nava et Radu pourrait compléter le groupe. La Juventus cherche toujours un véritable numéro deux fiable, notamment en prévision d’une saison également chargée par l’Europa League.
Vicario arrive donc dans un contexte paradoxal : nouveau venu, cinq mois sans compétition, encore peu intégré tactiquement… mais déjà indispensable. Spalletti aurait sans doute préféré lui offrir davantage de temps. Le marché en a décidé autrement.
À Frosinone, le nouveau numéro un ne devra pas simplement commencer une nouvelle aventure : il devra immédiatement donner de la stabilité à un poste entièrement reconstruit.












