La Juventus a réalisé un mercato ambitieux et continue de chercher les dernières pièces pour compléter l’effectif de Luciano Spalletti. Mais pour Marco Tardelli, interrogé par Tuttosport, le retour au sommet ne dépendra pas uniquement de la qualité des joueurs recrutés. L’ancien Bianconero insiste sur un chantier plus profond : « Je crois que la Juventus doit beaucoup s’occuper de sa structure dirigeante, bien sûr, mais aussi des joueurs. »
L’exemple Marotta reste difficile à ignorer
Tardelli revient ensuite sur l’écart avec l’Inter et met directement en avant la continuité construite par Beppe Marotta. Lorsque la solidité nerazzurra lui est opposée, sa réponse est immédiate : « Justement. Marotta est très bon. » Une formule courte, mais révélatrice. Pour lui, la domination actuelle de l’Inter repose aussi sur une organisation construite dans le temps, bien au-delà des seuls choix de mercato.
L’ancien champion du monde se montre néanmoins positif sur Giovanni Carnevali : « Il a déjà très bien travaillé dans le monde du football. Et il vient de cette école. » Une manière de valider le choix de la Juventus, tout en rappelant implicitement qu’une reconstruction institutionnelle exige du temps, de la cohérence et une ligne claire.
Le mercato ne peut pas tout réparer
La Juve peut encore recruter Kessié, Zirkzee ou renforcer d’autres postes, mais cela ne suffira pas si le club ne retrouve pas une structure stable autour de Spalletti. C’est peut-être là que se situe encore le principal écart avec l’Inter : pas seulement dans les joueurs disponibles, mais dans la continuité qui entoure l’équipe.
Tardelli ne critique donc pas le recrutement bianconero. Il rappelle surtout qu’une grande équipe naît aussi d’une grande organisation.












