Luciano Spalletti avait annoncé avant le NEC que Weston McKennie jouerait. Après le 5-0, il a expliqué pourquoi il tenait tellement à récupérer l’Américain. Sa formule tient en quelques mots : « Wes est tout parce qu’il sait tout faire. » Derrière le compliment se cache une réalité tactique : McKennie n’est pas seulement revenu dans le onze, il permet à Spalletti de modifier la Juventus sans forcément effectuer de remplacement.
Le joueur qui permet à deux systèmes de coexister
Contre le NEC, McKennie a occupé une fonction extrêmement mobile. Selon les phases, il pouvait évoluer sur un côté puis se projeter derrière Woltemade, ou au contraire partir plus haut avant de redescendre pour reconstituer le milieu. Cette capacité permet au 3-4-2-1 de se transformer naturellement lorsque la Juventus attaque ou défend.
Son absence avait privé Spalletti d’un joueur possédant exactement ces caractéristiques. La Gazzetta dello Sport estime même que le retour au 3-4-2-1 est étroitement lié à la récupération de l’Américain. Sans lui, la Juve avait recommencé avec quatre offensifs dans un 4-2-3-1 qui s’était montré beaucoup plus vulnérable lors des transitions, notamment à Sassuolo.
Il ne possède presque plus de poste fixe
Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté dans son parcours turinois. La Juventus le décrit elle-même comme capable d’évoluer milieu de projection, soutien de l’attaquant, joueur de couloir sur les deux côtés et même défenseur lorsque cela devient nécessaire. Il totalisait déjà 231 apparitions avec le club à la fin août.
La différence est que Spalletti semble désormais utiliser cette polyvalence non plus comme une solution de secours, mais comme un principe d’organisation. McKennie devient l’homme qui absorbe les changements de position des autres, permet à Nico Gonzalez de rentrer à l’intérieur et offre une couverture supplémentaire lorsque la structure se transforme.
Voilà pourquoi son retour compte autant. La Juventus a récupéré un milieu, mais surtout un joueur capable de faire bouger tout le reste du tableau tactique. Lorsque Spalletti dit que « Wes est tout », ce n’est peut-être finalement pas seulement un compliment. C’est presque la définition de son rôle.












