Luciano Spalletti estime que ses propos sur Randal Kolo Muani ont été mal interprétés. À la veille de la réception de Parme, l’entraîneur de la Juventus a tenu à recadrer le débat, sans pour autant relâcher son niveau d’exigence.
Après la courte victoire à Frosinone (1-0), le technicien toscan avait jeté un froid en affirmant que son attaquant n’avait pas joué depuis deux ans et qu’il devait impérativement ramener des buts. Face à l’emballement médiatique, Luciano Spalletti n’a pas apprécié la manière dont ses propos sur Randal Kolo Muani ont été interprétés après le déplacement à Frosinone. Il a profité de la conférence de presse d’avant-match pour apaiser la situation, affirmant avoir prononcé bien davantage de compliments que de piques, et rappelant le lourd investissement financier consenti par la direction turinoise.
Le rythme plutôt que l’inactivité
La formule initiale du coach était factuellement excessive. Le Français a livré de bonnes prestations lors de son prêt à Turin début 2025, avant d’enchaîner une saison à Tottenham où il a beaucoup joué, malgré un rendement offensif plus limité. Le véritable problème pointé par le staff concerne un manque de rythme dans la peau d’un titulaire décisif et un trop grand nombre d’apparitions partielles.
Tactiquement, Spalletti attend énormément de lui. Il apprécie sa capacité à décrocher, à combiner et à attaquer la profondeur. Dans certains circuits, l’international tricolore se mue presque en milieu offensif, une lecture qui rejoint d’ailleurs le débat sur la meilleure manière d’utiliser Kolo Muani à la Juventus. Face au bloc de Parme qui risque de réduire les espaces à l’Allianz Stadium, cette mobilité sera une clé majeure pour déséquilibrer la défense.
Une responsabilité décuplée par les absences
L’attente autour du numéro 9 monte d’un cran ce week-end. Avec le forfait acté de Kenan Yildiz, victime d’une fracture au pied, la Juventus perd son principal créateur. Le poids de l’animation offensive reposera en grande partie sur Kolo Muani. Cette première à domicile offre l’opportunité idéale de relancer la machine, d’autant que le club cherche toujours, en coulisses, un attaquant au profil plus physique pour peser dans la surface.
Le message global de l’entraîneur est limpide : le talent pur ne suffit pas dans le Piémont, il faut afficher le fameux « niveau Juventus ». Cela requiert de la continuité, de la détermination et une vraie froideur pour tuer les rencontres. La confiance du club est réaffirmée, et Spalletti se dit certain que son joueur deviendra un élément redoutable, alors que les attentes autour de son rendement offensif sont déjà particulièrement élevées. C’est désormais à l’international tricolore de le justifier par des buts.

