Randal Kolo Muani est beaucoup jugé sur ses buts. Mais à Turin, on assure que ce n’est pas pour cela que Spalletti l’avait réclamé.
Randal Kolo Muani est aujourd’hui jugé sur ses occasions manquées et son nombre de buts. Guido Vaciago, directeur de Tuttosport, propose une tout autre lecture.
Selon lui, Luciano Spalletti avait explicitement demandé l’attaquant français dès janvier, pour ce qu’il pouvait apporter au jeu collectif bien plus que pour ses statistiques.
Spalletti voyait en lui bien plus qu’un buteur
Vaciago insiste sur son travail de liaison. Kolo Muani doit décrocher, connecter les lignes, participer à la construction et permettre aux autres joueurs offensifs de mieux s’exprimer. Il estime même que le Français touche mieux le ballon que Vlahovic et se montre plus lucide que David dans certaines situations de jeu.
Cela n’efface évidemment pas ses difficultés devant le but. À Frosinone, ses occasions manquées ont logiquement alimenté les critiques. Mais le problème vient peut-être aussi des attentes placées autour de lui : si on l’évalue comme un pur numéro 9 chargé de marquer 25 buts, la comparaison devient forcément défavorable.
Un travail qui ne se voit pas dans les stats
Kolo Muani n’a jamais été recruté pour tout résoudre seul. Son utilité se mesure aussi dans les mouvements, les remises et les espaces créés pour les autres.
Le grand malentendu vient peut-être précisément de là : la Juve attend de lui un travail que les chiffres racontent mal.

