La Juventus a beaucoup investi cet été, mais plusieurs anciens bianconeri estiment qu’elle reste encore derrière l’Inter.
La Juventus a dépensé plus de 100 millions d’euros et profondément renouvelé son effectif, mais l’enthousiasme du mercato ne suffit pas encore à convaincre ceux qui connaissent le mieux la maison. Interrogés par La Gazzetta dello Sport, plusieurs anciens bianconeri dressent le même constat à quelques jours de la reprise : la Juve s’est renforcée, mais elle n’est pas encore considérée comme une véritable favorite pour le Scudetto.
L’Inter reste la référence
Marco Tardelli estime que la formation de Luciano Spalletti possède actuellement le niveau pour retrouver la Ligue des champions, mais pas encore celui pour aller chercher le titre. Selon lui, il manque notamment un joueur capable de prendre l’équipe en main lorsque les matches se compliquent. Vladimir Jugovic partage cette prudence : la Juventus doit impérativement retrouver la Champions, mais l’Inter conserve à ses yeux une longueur d’avance.
Le constat est similaire chez Cesare Prandelli. L’ancien sélectionneur apprécie le recrutement de Jhon Lucumi et considère Spalletti comme le véritable facteur différenciant du nouveau projet. Il s’interroge néanmoins sur la capacité de Kolo Muani à retrouver les espaces dont il a besoin dans le football italien. Massimo Mauro place de son côté la Juventus autour de la troisième place dans la hiérarchie actuelle, derrière l’Inter et Naples.
Le mercato peut encore changer la donne
Alessio Tacchinardi identifie surtout le milieu comme le secteur qui empêche encore la Juve de rivaliser avec l’Inter. Il attend davantage de Douglas Luiz et estime qu’une arrivée de Franck Kessie changerait sensiblement l’équilibre de l’équipe. Mauro voit plutôt Joshua Zirkzee comme le joueur capable de rapprocher les Bianconeri des favoris.
La conclusion est finalement assez claire. Les six recrues ont réduit l’écart et donné davantage de solutions à Spalletti, mais elles n’ont pas encore transformé la Juventus en équipe dominante. À Turin, le mercato n’est toutefois pas terminé. Kessie, Zirkzee ou un dernier ajustement pourraient encore modifier les perceptions. En attendant, les anciens ont envoyé un premier avertissement : la Juve est meilleure, mais elle doit encore prouver qu’elle peut redevenir la meilleure.












