Il a bon dos Maurizio… Restons unis, Fino alla Fine !



Maurizio Sarri

Entré dans le monde Juve l'été dernier, Maurizio Sarri n'est pas encore parvenu à entrer dans le cœur du peuple bianconero. Que du contraire. Mais en acceptant ce défi, l'entraîneur de 61 ans savait pertinemment que sa première saison à Turin n'allait pas être une partie de plaisir. Et il avait vu juste. Entre son passé napolitain et ses déclarations anti-Juve, son apparence jugée par certains inappropriée pour un club de style et de classe telle que la Juventus, avec une équipe qui peine à convaincre et compte-tenu de l'esprit très critique des tifosi juventini, l'ex entraîneur de Chelsea en prend pour son grade. Un peu comme s'il était seul contre tous.

Les tifosi ne sont pas tendres avec lui. Mais il le le savait: seuls les succès lui permettront de donner raison aux dirigeants, de faire taire les mauvaises langues et de convaincre les plus sceptiques. Le monde du football est de base très critique, mais cette tendance est exponentielle du côté de Turin. A force d'avoir été habitués aux succès et à la domination de leur équipe, les tifosi en sont devenus extrêmement exigeants. Mais ces critiques sont-elles vraiment justifiées ? Ne seraient-elles pas un peu disproportionnées ?

Les années passent et se ressemblent...

Cela fait désormais huit saisons que le cyclone Juve écrase tout et tout le monde en Serie A. Huit ans que la Vieille Dame ne laisse pas une miette à ses concurrents et ses rivaux historiques. Huit ans que nous dégoûtons les clubs et tifosi adverses, frustrés de voir l'ennemi juré tout rafler sur son passage. Car la réalité est là, visible aux yeux de tous: alors que certains ont tenté de faire sombrer le mastodonte Juve l'été 2006, la famille Agnelli a donné une bonne leçon à tous ceux qui voulaient définitivement l'enterrer. Après une période un peu nébuleuse, la Juve a retrouvé la place qui lui incombe et, aujourd'hui plus que jamais, elle domine tout, sur et en-dehors du terrain. Jamais un club italien n'était parvenu à remporter huit scudetti consécutifs et à asphyxier ses adversaires durant une aussi longue période.

Mais malgré cette suprématie en Italie, les tifosi et les journalistes ont toujours su trouver une bonne raison de critiquer le club, ses dirigeants, ses entraîneurs et ses joueurs. Un être humain est par nature un éternel insatisfait. Dans le football, la passion amplifie ce phénomène. Et c'est aussi principalement Sarri qui en fait les frais.

Le choix de l'été dernier

En se séparant de Massimiliano Allegri et en mettant Maurizio Sarri à la tête de l'équipe première, les dirigeants bianconeri avaient une idée bien précise derrière la tête: donner une nouvelle identité à la Juventus, la rendre plus belle et spectaculaire, tout en continuant à la voir gagner.

Sarri a une idée du football bien à lui. A Naples, tout le monde se souvient du jeu spectaculaire qu'il avait inculqué à son équipe, sans doute un des plus beaux de ces derniers temps. La saison dernière, à Chelsea, bien que là encore il n'ait pas fait l'unanimité, il avait tout de même permis aux Blues de remporter la Ligue Europa.

Sans prétention, Sarri est donc arrivé à la Juventus avec la lourde responsabilité de métamorphoser une équipe sacrée huit fois championne d'Italie, de modifier son style de jeu et de changer la mentalité de joueurs dont l'engouement commençait tout doucement et logiquement à s'essouffler après tant d'années de domination. Son objectif était donc aussi d'éviter de voir une certaine lassitude s'installer.

Un bilan mitigé, et pourtant....

Durant ses huit premiers mois passés à Turin, Maurizio Sarri a composé avec les profils et caractéristiques de ses joueurs, en tentant de donner une certaine identité à son équipe. Il a eu l'intelligence de ne pas tout chambouler du jour en lendemain, de ne pas imposer un changement radical à un groupe habitué à gagner et à jouer d'une certaine manière. Il a plutôt tenté d'apporter sa touche personnelle avec parcimonie, au fil des semaines et des matchs.

Son empreinte, il faut bien avouer que nous ne l'avons que très rarement vue depuis le début de la saison, hormis lors de quelques soirées mémorables, comme face à l'Inter en octobre dernier, en Europe, ou encore en Coupe d'Italie face à l'Udinese.

Pour le reste, tout le monde est unanime: Maurizio Sarri n'est pas encore parvenu à donner une véritable identité de jeu à la Juventus. L'équipe est souvent apparue sans âme, sans détermination, souvent trop laxiste et rarement irréprochable.

Mais force est de constater que tout n'est pas à jeter. La Juve de Sarri est en tête du championnat, elle s'est qualifiée pour les huitièmes de finale de Ligue des Champions en se montrant très convaincante et en ne perdant aucun match, avec un bilan de cinq succès et un nul. Elle est également toujours en course en Coupe d'Italie.

Sarri est également celui qui a su relancer des joueurs dont l'avenir en bianconero semblait bien incertain l'été dernier. On pense notamment à Cuadrado mais aussi et surtout à un certain Paulo Dybala. Car si la Joya traverse actuellement sa plus belle saison depuis qu'il est à Turin, on le doit aussi à son coach qui a su trouver les mots justes pour le faire rester avant de refaire de notre numéro 10 un joueur clé et fondamental de l'effectif.

Le seul véritable point noir de cette première partie de saison: la Supercoupe italienne perdue fin décembre face à la Lazio (1-3). Pour le reste, l'équipe est toujours en course dans les trois autres compétitions. Ce qui n'empêche pourtant pas une bonne partie des tifosi bianconeri de réclamer son départ anticipé, alors même que le meilleur pourrait être à venir.

Soutien et respect

Alors oui, la Juventus n'a pas encore été extrêmement séduisante jusqu'à présent. Mais pourquoi ne pas accorder plus de crédit à nos dirigeants et à Sarri ? Nous entrons dans la phase finale de la saison, une phase durant la Juventus et ses tifosi ont tout à gagner.

S'il est important d'avoir un esprit critique, de prétendre le maximum de son équipe, ne devrait-on pas également apprendre à évaluer les choses de manière plus juste et réfléchie ? Pourquoi ne pas attendre la fin de la saison et le bilan final avant de juger les performances du coach ?

Les semaines et mois à venir s'annoncent difficiles, intenses et palpitantes. La Juventus et Sarri ont avant tout besoin de notre soutien inconditionnel. Plutôt que de s'en prendre à son propre entraîneur, de l'insulter à tout bout de champ, d'exiger sa démission ou son licenciement, le peuple bianconero ne devrait-il pas plutôt se montrer plus uni et soudé que jamais ? Pourquoi ne pas laisser Sarri et son staff continuer à travailler consciencieusement, eux qui sont quotidiennement à la recherche d'une Juve toujours plus belle et efficace ?

Qu'on le veuille ou non, la Juve de Sarri est encore impliquée sur tous les fronts. Il Mister a jusqu'à présent toujours fait preuve de sérieux, de professionnalisme. Il vit au quotidien pour rendre cette Juve plus efficace et spectaculaire. Comme tout membre de la Vieille Dame, il mérite du respect, il mérite pouvoir travailler dans le calme, sans la pression supplémentaire que lui infligent actuellement les tifosi de son équipe. Il sait qu'il est condamné à devoir gagner s'il veut poursuivre son aventure à Turin mais il serait certainement plus judicieux de le soutenir, au même titre que tout le groupe. Apprenons pour une fois à soutenir notre équipe en toute circonstance. Cette année ou dans le futur, notre rêve européen nous ne pourrons l'atteindre qu'en été tous unis, Fino alla Fine !







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