La défaite à Sassuolo n’a pas provoqué de révolution à la Continassa, mais elle pourrait accélérer une évolution tactique. À deux jours de recevoir le NEC pour son entrée en Europa League, Luciano Spalletti réfléchit à redonner davantage de protection à son équipe. Selon La Stampa, le 4-2-3-1 très offensif utilisé ces dernières semaines apparaît aujourd’hui plus difficile à soutenir et un retour au 3-4-2-1 gagne du terrain.
Sassuolo a montré les limites de l’équilibre actuel
Le problème n’est pas seulement le troisième but encaissé à la 94e minute. À Sassuolo, la Juventus a montré qu’elle pouvait perdre complètement ses distances lorsque le match s’ouvrait. Spalletti l’a lui-même reconnu après avoir vu huit joueurs partir à l’attaque sur l’action décisive. Revenir à trois centraux permettrait donc de sécuriser davantage les transitions, sans nécessairement abandonner les principes offensifs du coach.
Cette réflexion tient également aux joueurs disponibles. La Juventus avait été construite autour de profils comme Yildiz, Locatelli et Thuram. Les trois sont aujourd’hui indisponibles, et Spalletti doit adapter son projet à un effectif différent de celui imaginé pendant l’été. La Stampa résume précisément cette différence : construire avec ces cadres ou devoir évoluer sans eux ne produit pas la même équipe.
McKennie et Cambiaso peuvent faciliter le changement
Le possible retour de Weston McKennie et Andrea Cambiaso devient particulièrement intéressant dans cette perspective. Tous deux avaient manqué Sassuolo, mais Spalletti espère les récupérer pour jeudi. Leur polyvalence peut faciliter le passage à un 3-4-2-1 : Cambiaso comme piston, McKennie dans plusieurs zones du milieu ou plus haut. Leur disponibilité doit néanmoins encore être confirmée.
Derrière, une défense à trois offrirait davantage de minutes à Gatti ou Kelly aux côtés de Bremer, Lucumí ou Kalulu. Devant, Spalletti pourrait conserver deux joueurs derrière Kolo Muani ou Woltemade plutôt que quatre éléments offensifs installés simultanément.
Le changement ne signifierait donc pas que Spalletti renonce à ses idées. Il avait encore expliqué avant Sassuolo que son équipe devait pouvoir utiliser plusieurs systèmes selon les phases du match.
Après la première défaite de la saison, cette souplesse pourrait toutefois devenir beaucoup plus visible. La Juve européenne pourrait ressembler moins à celle dessinée en août et davantage à celle que les circonstances imposent désormais à Spalletti.

