L’absence de Manuel Locatelli représente l’un des plus gros coups durs du début de saison de la Juventus. Capitaine, titulaire et point de référence au milieu, l’international italien doit rester éloigné des terrains pendant une longue période. Pourtant, lorsqu’on lui demande si cette perte oblige son équipe à revoir ses plans, Luciano Spalletti répond presque à contre-courant.
« Sans Locatelli, ça ne change rien »
« Sans Locatelli, ça ne change rien : nous avons la possibilité d’utiliser n’importe quel système tactique. Nous avons un effectif qui nous le permet », a assuré Spalletti à la veille de Sassuolo-Juventus. La formule pourrait sembler minimiser l’importance du capitaine. Ce n’est pourtant pas le sens du discours de l’entraîneur.
Quelques minutes auparavant, il avait au contraire insisté sur l’attachement de Locatelli à la Juventus : « C’est l’un de ceux qui ne retirent même pas le maillot après avoir pris sa douche. » Spalletti souligne ainsi à quel point son absence pèse humainement et dans la vie quotidienne du groupe.
Les responsabilités doivent désormais être partagées
Sa réponse concerne surtout la structure tactique. Spalletti refuse que l’absence d’un joueur, même aussi important, enferme la Juve dans une seule organisation. « Son absence répartit un peu les responsabilités entre tout le monde », explique-t-il. Douglas Luiz peut assumer davantage de construction, Koopmeiners évoluer à différentes hauteurs, tandis que Sarr, McKennie ou Owusu offrent d’autres caractéristiques.
Le même raisonnement vaut pour le leadership. Là encore, la perte de Locatelli doit être compensée collectivement plutôt que transférée sur un seul homme.
Pas d’excuse pour abandonner ses principes
Spalletti a justement rappelé que sa Juventus utilise plusieurs systèmes au cours d’une même rencontre. L’organisation offensive peut différer de celle employée sans ballon, et l’équipe peut même finir certaines séquences avec une défense à cinq.
Perdre Locatelli modifie donc forcément les profils disponibles. Spalletti refuse en revanche que cela change l’ambition tactique de son équipe.
Le message envoyé avant Sassuolo est presque autant psychologique que technique : le capitaine manque énormément à la Juventus, mais son absence ne doit pas devenir une excuse. Les joueurs disponibles devront partager ce qu’il apportait et continuer à faire vivre les mêmes principes.












