À quelques heures de Juventus-Milan, un chiffre rapproche presque parfaitement les deux clubs. Selon le bilan établi par La Gazzetta dello Sport, la Juventus a bouclé son mercato avec un solde négatif de 73,2 M€, contre 70,5 M€ pour Milan. À moins de 3 M€ près, les deux rivaux ont donc consenti un effort financier net comparable. Mais la manière dont cet argent a été utilisé révèle deux reconstructions assez différentes.
La Juventus a surtout cherché à élargir les solutions de Spalletti
Turin a multiplié les mouvements et diversifié les profils. Vicario et Grabara ont renforcé le poste de gardien, Lucumí la défense et Sarr le milieu. Devant, Kolo Muani, Woltemade, dont le profil atypique complique déjà les plans de Spalletti, Alajbegovic, toujours attendu comme le numéro 10 qui a manqué au mercato, et Ekhator ont profondément modifié les options offensives. Plusieurs recrues ont été obtenues sous la forme de prêts, tandis que certaines opérations, comme celles concernant Boga ou Openda, avaient été amorcées auparavant.
L’objectif était moins de reconstruire un onze entièrement neuf que d’offrir à Luciano Spalletti davantage de variantes. C’est précisément ce que l’entraîneur répète depuis la clôture du mercato : la Juve n’a pas obtenu tout ce qu’elle souhaitait, mais elle possède désormais plus de solutions et des profils plus variés.
Milan a davantage renouvelé son ossature
Le chantier milanais apparaît plus profond dans certains secteurs. Ramos est arrivé pour renforcer l’attaque et Gila la défense, tandis que Moreira, Hutchinson, Musah et Chukwueze ont apporté de nouvelles possibilités. Dans le même temps, l’effectif a perdu plusieurs joueurs importants, dont Leao, Nkunku, Ricci et Gimenez.
Milan a ainsi remplacé plusieurs pièces centrales de son équipe, alors que la Juventus a surtout cherché à étoffer sa rotation et à combler les lacunes apparues la saison dernière.
Deux dépenses proches, deux paris différents
Le contraste sera visible dimanche. Spalletti aborde ce rendez-vous avec un groupe plus polyvalent, mais déjà touché par les blessures, tandis que le doute persiste autour de McKennie. Amorim dispose lui aussi d’un effectif largement renouvelé, avec plusieurs recrues encore en phase d’intégration.
L’effort financier net ne permet presque pas de départager les deux clubs. La véritable différence réside dans la manière dont chacun a choisi de transformer son équipe avec des moyens comparables.










