Luciano Spalletti avait pourtant demandé de ne pas précipiter les choses. À peine Jhon Lucumí arrivé, l’entraîneur de la Juventus rappelait que Lloyd Kelly avait très bien répondu aux premières exigences de la saison et qu’il n’existait aucune raison de bouleverser immédiatement sa défense. Quelques jours plus tard, la réflexion semble déjà avoir évolué : à l’approche du choc contre Milan, Lucumí apparaît comme un candidat sérieux pour entrer directement dans le onze.
Lucumí pousse déjà très fort
Selon Tuttosport, le Colombien gagne rapidement du terrain dans les choix de Spalletti. Son profil offre quelque chose de différent : davantage d’aisance dans la relance, une capacité à défendre en avançant et surtout cette qualité de pied recherchée pour ressortir proprement lorsque l’adversaire vient presser haut.
Cela place Kelly dans une situation assez particulière. L’Anglais n’a pas réellement démérité. Au contraire, Spalletti l’avait publiquement félicité après Frosinone et avait encore expliqué avant Parme qu’il n’y avait aucune urgence à installer Lucumí. Mais la concurrence ne repose pas seulement sur les performances individuelles. Elle dépend aussi de ce que l’entraîneur veut construire autour du ballon.
Une concurrence qui peut changer la défense
Face à Milan, Lucumí pourrait donc bénéficier d’un premier test grandeur nature. Un choix qui ne signifierait pas forcément une mise à l’écart définitive de Kelly, mais qui confirmerait que la hiérarchie défensive reste beaucoup moins figée qu’elle n’en avait l’air.
C’est aussi l’une des premières conséquences concrètes de la profondeur retrouvée dans l’effectif : un joueur installé peut désormais perdre sa place sans avoir réellement mal joué. Pour Spalletti, cette concurrence permanente ressemble précisément au type de pression qu’il souhaite imposer à son groupe.












