Il y a encore quelques jours, Nico Gonzalez faisait partie des joueurs susceptibles de quitter la Juventus. La victoire face à Parme (2-0) vient pourtant de rebattre totalement les cartes, replaçant l’Argentin au centre du projet turinois.
Le tournant de ce premier match de la saison à l’Allianz Stadium porte sa signature. Entré à la 57e minute pour pallier la prestation une nouvelle fois transparente de Jonathan David, l’attaquant a transfiguré le visage de son équipe. En l’espace de cinq minutes, il a forcé le gardien Corvi à une parade délicate, a heurté le poteau, avant d’ouvrir le score (62e) en reprenant un ballon dévié par le défenseur Troilo. Ce succès, parachevé en fin de match, permet à la Vieille Dame de faire le plein (6 points sur 6) et de s’installer en tête de la Serie A aux côtés de l’AC Milan.
La « garra de champion » saluée par Spalletti
Cet impact immédiat a ravi Luciano Spalletti, qui a profité de l’après-match pour clarifier définitivement la situation de son joueur. « Il est entré parfaitement, avec la garra de champion », a souligné l’entraîneur toscan. « Nous sommes contents qu’il soit resté avec nous. De mon côté, il n’y a aucune incertitude. Au début, il avait peut-être d’autres clubs. Je lui ai dit que nous croyons en sa valeur. Il a un caractère fort et déterminé. »
Le clin d’œil de cette rencontre est d’ailleurs frappant : Teun Koopmeiners, qui a scellé le score à la 88e minute, a connu un été similaire. Ces deux joueurs, que le club envisageait de vendre il y a peu, ont littéralement sauvé la soirée turinoise en sortant du banc.
Bianconeri, Nico ha un messaggio per voi 🤳 pic.twitter.com/XEDPUB6WFm
— JuventusFC (@juventusfc) August 29, 2026
Une vente devenue sportivement impensable
Concernant Nico Gonzalez, le scénario privilégié restait jusqu’ici un retour à l’Atlético de Madrid, où il évoluait en prêt la saison dernière. Cependant, face aux exigences de la Juventus (qui réclamait entre 25 et 30 millions d’euros) et au manque d’empressement des Espagnols, le dossier s’est enlisé. À quelques jours de la clôture du mercato, le laisser partir constituerait désormais une erreur sportive majeure.
L’hécatombe qui frappe actuellement l’effectif bianconero a changé la donne. Avec les absences de Weston McKennie, Khéphren Thuram, et surtout la longue indisponibilité de Kenan Yildiz (victime d’une fracture au métatarse), Nico Gonzalez ne fait plus figure de doublon de luxe. Sa capacité à évoluer sur l’aile ou dans l’axe, couplée à sa faculté de dynamiter un bloc bas, en font une rotation vitale pour le staff. Même si le mercato réserve parfois des offres de dernière minute impossibles à refuser, le rapport de force s’est inversé : Spalletti tient fermement à son joker argentin.












