La Juventus devait profiter de son premier match de championnat à l’Allianz Stadium pour confirmer les progrès entrevus à Frosinone. Luciano Spalletti devra finalement gérer une équipe déjà profondément remaniée. Yildiz est absent pour plusieurs semaines, McKennie est forfait et Thuram n’est toujours pas en mesure d’apporter les garanties attendues. Trois joueurs qui occupent des rôles très différents, mais qui pèsent lourd dans l’équilibre imaginé cet été.
Une partie de l’identité de la Juve disparaît
La perte de Yildiz retire à la Juventus son principal créateur entre les lignes et l’un de ses joueurs les plus dangereux autour de la surface. Celle de McKennie enlève du dynamisme, de la couverture et une capacité à équilibrer les mouvements des autres. Thuram, lui, devait apporter puissance et projection dans l’entrejeu mais n’a pratiquement pas pu préparer la saison normalement.
Spalletti devra donc expérimenter beaucoup plus tôt que prévu. Alajbegovic, Nico Gonzalez et Jonathan David peuvent évoluer derrière l’avant-centre, tandis que Douglas Luiz et Locatelli devront supporter davantage de responsabilités au milieu. Le technicien a pourtant prévenu qu’il ne voulait pas changer son idée de football : la Juve cherchera encore à jouer haut, attaquer la profondeur et contrôler la rencontre.
Parme sait comment punir ces failles
Le contexte est d’autant moins confortable que Spalletti se méfie ouvertement de Parme. La vitesse de Traoré en transition, la qualité technique de Bernabé et les projections de Valeri ont notamment retenu son attention. Une Juventus encore en recherche d’équilibre devra donc se montrer immédiatement solide, alors même que plusieurs de ses repères ont disparu en quelques jours.












