Luciano Spalletti avait identifié un problème très précis durant l’été. Après Frosinone, la Juventus montre pourtant qu’elle ne l’a toujours pas réglé.
Luciano Spalletti savait déjà où se trouvait l’un des principaux défauts de sa Juventus. Fabrizio Ravanelli, ancien attaquant emblématique du club dans les années 1990, a raconté dans Aperimercato, l’émission de Tuttosport, avoir échangé avec l’entraîneur pendant la tournée en Australie. Spalletti lui avait alors expliqué vouloir concentrer une grande partie du travail sur les trente derniers mètres, secteur où la Juve manquait encore trop souvent de précision et de lucidité.
Le vrai problème : le dernier geste
Pour Ravanelli, la question dépasse la simple finition devant le but. La Juventus se trompe encore régulièrement dans le dernier choix, la dernière passe ou la manière de terminer une action. Face à Frosinone, Kolo Muani en a payé le prix avec une énorme occasion manquée, mais le problème dépasse largement le seul Français.
Le constat est d’autant plus frustrant qu’il ne date pas de cette saison. Ravanelli estime que la Juve avait déjà rencontré les mêmes difficultés l’an dernier et que Spalletti en avait parfaitement conscience avant la reprise. Le travail effectué pendant l’été n’a donc pas encore produit les effets espérés dans la zone la plus décisive du terrain.
Une priorité qui reste entière
La première victoire de la saison n’a rien changé au constat. La Juventus crée, avance et arrive dans les bonnes zones, mais elle transforme encore trop peu ses situations en véritables occasions nettes. Le chantier que Spalletti avait placé au sommet de ses priorités est donc toujours ouvert.

