Kerim Alajbegovic devait être intégré progressivement. La blessure de Yildiz change brutalement le calendrier et peut accélérer son lancement.
Kerim Alajbegovic devait probablement bénéficier de ce que l’on accorde habituellement à un jeune joueur qui découvre un nouvel environnement : du temps. La fracture au pied de Kenan Yildiz vient de faire disparaître ce privilège. Tuttosport explique que ses temps d’adaptation vont être drastiquement raccourcis et que le Bosnien peut désormais être lancé beaucoup plus vite que prévu dans les rotations de Luciano Spalletti.
Une intégration devenue urgente
La Juventus possède d’autres solutions sur le côté gauche, notamment Jérémie Boga, et même Andrea Cambiaso peut être adapté plus haut. Mais Alajbegovic reste celui qui offre le plus de potentiel pour occuper durablement une partie de l’espace laissé vacant par Yildiz. Ce qui devait être une intégration progressive devient donc presque une nécessité immédiate.
Cette accélération change aussi la nature du défi. À son arrivée, Alajbegovic pouvait être considéré comme un pari de développement. Désormais, il rejoint une équipe qui vient de perdre son joueur offensif de référence et qui manque encore d’efficacité devant le but. Chaque minute de jeu risque donc de porter beaucoup plus de poids que prévu.
Le pari arrive plus tôt que prévu
Spalletti devra néanmoins résister à une tentation : demander au jeune joueur de remplacer directement Yildiz. Ce serait une attente disproportionnée.
En revanche, lui confier rapidement davantage de responsabilités devient logique. La Juve n’a plus besoin de savoir seulement ce qu’Alajbegovic pourra devenir dans quelques mois. Elle doit déjà découvrir ce qu’il peut apporter maintenant.

