La Juventus retrouvera bientôt les soirées européennes, mais pas sur la même scène que la majorité de ses principaux concurrents italiens. Le tirage au sort de ce vendredi fixera le cap d’une campagne continentale aux allures de reconquête.
Le grand gala de la Ligue des champions se tiendra jeudi 27 août pour l’Inter, Naples, la Roma et Côme. Les Bianconeri, eux, patienteront jusqu’au vendredi 28 août à 13 heures pour découvrir leurs adversaires en Ligue Europa, tout comme l’AC Milan. L’objectif est clair pour la formation de Luciano Spalletti : utiliser cette compétition, héritage direct des difficultés de l’exercice précédent, comme un tremplin pour restaurer sa crédibilité internationale et retrouver les sommets.
Le marathon de la phase de ligue
Le fonctionnement de la compétition est désormais bien assimilé. Pour cette troisième saison sous le format du championnat unique à 36 clubs, la Juventus disputera huit rencontres de classement face à huit adversaires différents, avec un équilibre de quatre réceptions à l’Allianz Stadium et quatre déplacements. Ce long parcours européen débutera les 16 et 17 septembre pour s’étirer jusqu’au 28 janvier 2027, date de l’ultime journée avant la phase à élimination directe.
Le statut de tête de série garanti
À quelques jours du tirage, seules 17 écuries sont assurées de participer. Le tableau final se dessinera définitivement jeudi soir, à l’issue des ultimes barrages de la Ligue Europa et des repêchages de la Ligue des champions. Fort de son solide coefficient UEFA, le club turinois a la certitude de figurer dans le premier chapeau (Pot 1). Les Piémontais s’y installent aux côtés de formations expérimentées comme le Bayer Leverkusen, l’AZ Alkmaar ou l’Olympiacos.
Des retrouvailles pimentées au programme ?
Le hasard du tirage au sort monégasque pourrait offrir quelques clins d’œil savoureux en plaçant d’anciens Turinois sur la route de Luciano Spalletti. Tout juste transféré à Bournemouth, le gardien Michele Di Gregorio pourrait voir son nouveau club (pressenti dans le Pot 3) croiser la route de la Vieille Dame.
Surtout, la Juventus s’expose à des retrouvailles électriques avec Dusan Vlahovic. Son nouveau club, le Besiktas, est en ballotage très favorable pour se qualifier après sa large victoire au match aller (3-0). Située dans le quatrième chapeau, la formation turque pourrait ramener le buteur serbe dans le Piémont, quelques mois seulement après son départ libre et houleux. Un tel scénario ajouterait une forte pression médiatique sur une équipe turinoise, déjà privée de Kenan Yildiz, qui va devoir apprendre à gérer le rude enchaînement championnat-Europe avec un effectif encore en construction.

