Jonathan David refuse pour l’instant de quitter la Juventus, préférant s’accrocher à son statut actuel. Mais selon les observateurs italiens, l’horizon sportif du Canadien à Turin est tout simplement devenu inexistant.
Le déclassement de Jonathan David s’accentue de semaine en semaine dans le Piémont. S’il s’entête à rejeter les offres de départ, son avenir sous les ordres de Luciano Spalletti s’annonce particulièrement sombre. Lors de l’émission Aperimercato, Guido Vaciago, directeur du quotidien Tuttosport, a livré une analyse sans concession de l’impasse dans laquelle se trouve l’attaquant.
Un temps de jeu réduit à néant
Le Canadien observe actuellement ses coéquipiers depuis le banc de touche. Déjà relégué derrière Randal Kolo Muani, il voit son club s’activer pour recruter un autre avant-centre avant la fin du mois d’août. Sa situation a été résumée de manière brutale par Vaciago : « Il n’aura pas de place, il faudrait une véritable hécatombe pour que Spalletti finisse par miser sur lui. » Le fait qu’il ne soit même pas entré en jeu face à Frosinone, malgré les immenses difficultés de son équipe à faire le break, confirme qu’il ne fait plus partie des options viables de l’entraîneur toscan.
Une « pierre tombale » sur sa carrière
Au-delà du simple déclassement sportif, c’est l’attitude du joueur sur le marché des transferts qui crispe la presse locale. Le directeur de Tuttosport n’a pas mâché ses mots concernant les refus successifs de David de rejoindre des destinations perçues comme moins clinquantes, à l’image de Crystal Palace.
« S’il était bien conseillé, un garçon comme David devrait faire un pas en arrière », a martelé le journaliste en direct. « Le fait de ne pas accepter d’aller jouer ailleurs sous prétexte que le contexte est moins prestigieux revient à poser une pierre tombale sur sa carrière. Pour moi, une telle attitude est incroyable, d’autant qu’il n’a pas fait de choses extraordinaires dans sa carrière au-delà de sa période à Lille : ce n’est pas un joueur qui a brillé au Real Madrid, et il sort de deux années d’incertitudes. »
Le risque financier et sportif d’une nouvelle saison blanche est immense. Vaciago conclut d’ailleurs sur un avertissement glacial : « Après une saison très mauvaise et une autre comme disparu, l’année prochaine, ce ne sera pas Crystal Palace : vraiment personne ne le cherchera. » À ce stade, le véritable danger pour Jonathan David n’est plus de quitter la Juventus pour une formation moins huppée, mais bien de s’obstiner à y rester sans jamais fouler la pelouse.

