La Juventus a gagné à Frosinone, mais Luciano Spalletti n’a pas aimé la manière dont son équipe a parfois reculé au lieu de continuer à imposer son jeu.
La Juventus a commencé samedi sa saison par une victoire à Frosinone, mais le résultat n’a pas suffi à satisfaire Luciano Spalletti. Son équipe a beaucoup créé, globalement maîtrisé la rencontre et affiché une identité claire, mais elle a encore montré un travers qui agace déjà son entraîneur : cette tendance à reculer, temporiser et se compliquer elle-même la fin de match alors qu’elle possède encore les moyens de continuer à jouer.
« On devient prisonniers alors qu’on est libres »
Spalletti a résumé le problème en une phrase : « Cela dépend si tu veux être libre ou toujours prisonnier. Nous, à certains moments, nous voulons devenir prisonniers même quand nous sommes libres. » À ses yeux, la Juve aurait dû continuer à attaquer pour inscrire le deuxième but plutôt que de chercher à gérer une avance minimale.
Spalletti pointe aussi un défaut plus ancien : une équipe qui reste parfois « légère » dans certaines séquences, incapable de museler complètement l’adversaire une fois en tête. À Frosinone, cela s’est vu dans la finition : beaucoup de situations, un poteau, plusieurs occasions nettes, mais un seul but inscrit.
Le vieux problème n’est pas encore réglé
Spalletti veut donc modifier plus qu’un système. Il cherche à faire disparaître un réflexe ancien : celui d’une Juve qui cesse parfois de jouer dès qu’elle mène. Le premier match a montré des progrès dans la construction et la maîtrise, mais aussi que la nouvelle mentalité n’est pas encore totalement acquise. La Vieille Dame devra apprendre à rester agressive jusqu’au bout, au lieu de transformer elle-même sa liberté en pression.

