La Juventus n’attendra évidemment pas janvier pour réfléchir à son prochain mercato. Plusieurs besoins ont déjà émergé depuis le début de la saison et la direction continue d’observer différentes pistes. Mais Giovanni Carnevali et Frederic Massara savent également qu’ils devront travailler avec une contrainte qui ne disparaîtra pas au changement d’année : l’accord conclu avec l’UEFA.
Le « settlement agreement » reste au centre des décisions
Fin juin, l’UEFA a officiellement annoncé que la Juventus avait conclu un settlement agreement de trois ans après avoir été reconnue en infraction avec la règle dite des « football earnings ». Le club fait donc désormais l’objet d’un cadre financier spécifique destiné à le ramener progressivement dans les limites fixées par l’instance européenne.
Ses effets ont déjà été visibles pendant l’été. Selon Tuttosport, Carnevali a dû construire un mercato à impact économique très limité, avec une priorité donnée aux départs et aux formules permettant de contenir les nouveaux coûts. L’augmentation des charges fixes liées aux salaires et aux amortissements aurait finalement été maintenue autour de 15 millions d’euros.
Le dirigeant bianconero avait d’ailleurs reconnu publiquement l’importance de cette contrainte lorsqu’il avait évoqué l’échec du dossier Franck Kessié. « Nous avons un settlement agreement auquel nous devons faire attention. Ce n’est pas un problème économique, mais nous devons rester dans les paramètres imposés par l’UEFA », avait-il expliqué.
Pour acheter, la Juve devra encore faire de la place
C’est là que le prochain mercato prend une tournure particulière. La Juventus pourrait vouloir corriger certains manques de l’effectif en janvier, mais elle ne dispose pas d’une liberté totale pour accumuler les opérations. Tuttosport rapportait déjà début septembre qu’une cession significative pourrait devenir nécessaire d’ici le 30 juin afin de poursuivre la trajectoire prévue par l’accord européen.
Le problème est connu : le dernier mercato a montré combien certains départs pouvaient être difficiles à concrétiser. Plusieurs joueurs sont restés malgré la volonté de réduire les coûts, tandis que la direction a souvent privilégié les prêts et les investissements mesurés pour renforcer l’équipe.
Cela ne signifie pas que la Juventus sera condamnée à l’immobilisme en janvier. Mais chaque arrivée devra être évaluée avec une logique beaucoup plus large que le seul besoin sportif. Pour Carnevali et Massara, le véritable enjeu sera donc probablement de créer eux-mêmes la marge permettant d’intervenir. Avant de savoir qui pourrait arriver à Turin, il faudra aussi regarder qui peut partir.

