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La Juventus s’impose à Frosinone, Kolo Muani manque de réussite

Pour son entrée en lice dans cette nouvelle saison, la Juventus a fait le métier sur la pelouse de Frosinone (0-1). Si le score final suggère un service minimum, il ne reflète absolument pas la physionomie d’une rencontre outrageusement dominée par les hommes de Luciano Spalletti. Avec une possession écrasante et une maîtrise technique de tous les instants, les Bianconeri ont récité leurs gammes, bien que la finition ait cruellement fait défaut. L’essentiel est toutefois là pour cette équipe : trois points précieux pour lancer idéalement la machine turinoise.

Le coup de casque salvateur de Bremer

La lumière est venue de notre roc défensif brésilien. Déjà menaçant de la tête quelques minutes auparavant (17e), Bremer a logiquement concrétisé l’hégémonie juventina à la 22e minute de jeu. À la réception d’un centre soyeux de Francisco Conceição sur corner, le défenseur a propulsé le cuir au fond des filets. Un avantage mérité, mais bien mal payé au vu des vendanges turinoises du premier acte. Douglas Luiz (31e) et Kelly (35e) ont manqué le cadre, avant qu’une incroyable double occasion ne voie Pierre Kalulu fracasser le poteau (42e) puis Kenan Yildiz buter sur le portier adverse.

Les doutes offensifs et le cas Kolo Muani

Si l’animation séduit, le réalisme inquiète, cristallisé par la soirée délicate de Randal Kolo Muani. Désigné pourtant comme un candidat au titre de capocannoniere, le Français s’est grandement loupé à la 19e minute en expédiant sa tentative au-dessus, avant d’arriver en retard sur un caviar de Koopmeiners en fin de match (82e). Ce manque d’efficacité soulève inévitablement des questions : ne faudrait-il pas retenir un attaquant comme Jonathan David, pourtant placé sur la liste des transferts ? Les entrées de Boga et de Zhegrova (frappe à côté à la 83e) n’ont pas inversé cette tendance, et on pourra regretter de ne pas avoir vu notre nouvelle recrue bosnienne faire ses premiers pas sur le terrain.

L’ombre au tableau : La blessure de Vicario

Si notre édifice défensif s’est montré imperméable, la soirée a malheureusement été ternie par un gros point noir. Pour sa première sortie officielle, le nouveau gardien Vicario avait passé une rencontre extrêmement tranquille, se contentant d’un arrêt de routine face à Braccaglia (40e). Mais à la 90e minute, le portier a dû céder sa place sur blessure à Mattia Perin. Ce coup dur vient jeter un voile d’inquiétude sur notre fin de mercato. Luciano Spalletti pourrait être contraint de se remettre en quête d’un gardien, un comble alors que la direction a récemment libéré Michele Di Gregorio. Sur le flanc droit, on retiendra tout de même la prestation pleine d’autorité de Celik, remplacé en seconde période par un Cambiaso averti.

Des fondations solides pour grandir

Le second acte a logiquement été moins animé, même si Conceição a fait passer un ultime frisson dans le camp adverse d’une superbe frappe après un grand numéro personnel (66e). Il ne faut pas se montrer trop sévère pour cette reprise : c’est le premier match, et les automatismes offensifs vont naturellement se créer. La Juventus de Spalletti a convaincu dans le jeu et affiché une belle solidité. Il y aura une montée en puissance évidente, mais ce succès pose déjà de belles fondations. Fino alla fine !

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