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Juventus : le secteur qui reste très loin du niveau de l’Inter

La Juventus a considérablement renforcé son effectif cet été. Pourtant, un secteur précis continue de matérialiser l’écart avec le grand favori du championnat.

La première journée de Serie A a livré un indice net. La large victoire de l’Inter face à Monza (4-1) ce samedi à San Siro confirme une tendance : les Nerazzurri conservent une longueur d’avance structurelle sur la Juventus. Si la Juventus a solidifié sa défense avec Guglielmo Vicario et Jhon Lucumi, et dynamisé son attaque grâce à Kolo Muani et Kerim Alajbegovic, son milieu de terrain affiche encore un déficit de maîtrise par rapport à son rival milanais.

La référence lombarde face au puzzle turinois

Le milieu de l’Inter évolue actuellement dans une autre dimension. Le socle composé de Nicolò Barella, Hakan Çalhanoğlu et de la recrue Curtis Jones offre des garanties techniques et athlétiques redoutables. Cette ligne dicte le rythme de la rencontre, absorbe la pression adverse avec sérénité et assure un équilibre constant entre la récupération et la projection. Par la force des choses, cette continuité collective fait encore défaut à la formation turinoise.

Sur le papier, Luciano Spalletti dispose de ressources quantitatives : Manuel Locatelli, Weston McKennie, Khéphren Thuram, Douglas Luiz, Fabio Miretti ou encore Teun Koopmeiners. Mais l’analyse individuelle révèle des limites. Locatelli demeure un pivot indispensable, au prix d’une charge de création très lourde. Si McKennie garantit un gros volume de jeu, Douglas Luiz affiche parfois des lenteurs dans les phases de transition. Koopmeiners et Miretti ressemblent davantage à des options de rotation qu’à des certitudes de très haut niveau, tandis qu’Andrea Cambiaso n’évolue dans cette zone que pour dépanner.

L’option Kessié et l’enjeu du contrôle

Dans ce contexte, la piste menant à Franck Kessié, actuellement libre de tout contrat, prend tout son sens. L’Ivoirien apporterait la densité physique et l’expérience des grands rendez-vous qui manquent à l’effectif, tout en assurant une protection appréciable pour les créateurs (Kenan Yildiz, Francisco Conceição, Alajbegovic). Néanmoins, l’arrivée d’un seul profil ne suffira pas à effacer l’écart collectif avec le champion en titre.

Le défi majeur de Luciano Spalletti se situe précisément dans cet entrejeu. Avec une arrière-garde repensée et une ligne d’attaque richement dotée, le milieu de terrain conditionnera une bonne partie de la saison turinoise. Pour redevenir un véritable prétendant au titre, la Juventus devra apprendre à contrôler le rythme des matchs sur la durée.

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