Luciano Spalletti avait probablement rarement autant attendu une interruption du calendrier. En quelques semaines, la Juventus a perdu plusieurs cadres sur blessure et vient d’enchaîner Sassuolo, le NEC puis l’Atalanta en l’espace de huit jours. Les victoires contre les Néerlandais et la Dea lui ont permis de refermer la parenthèse sur une dynamique positive. La trêve internationale arrive donc au moment idéal pour récupérer physiquement et vider une infirmerie devenue beaucoup trop encombrée. Mais tout l’effectif ne profitera pas du repos.
Douze Bianconeri vont rejoindre leur sélection
La Juventus a officiellement annoncé le départ de douze joueurs : Kerim Alajbegovic avec la Bosnie-Herzégovine, Zeki Celik avec la Turquie, Francisco Conceção avec le Portugal, Nico Gonzalez avec l’Argentine, Pierre Kalulu avec la France, Teun Koopmeiners avec les Pays-Bas, Jhon Lucumí avec la Colombie, Douglas Luiz avec le Brésil, Pape Matar Sarr avec le Sénégal, Guglielmo Vicario avec l’Italie, Nick Woltemade avec l’Allemagne et Edon Zhegrova avec le Kosovo.
Le contraste est donc assez saisissant. Spalletti gagne trois semaines sans match de club, mais plus de la moitié de ses principaux joueurs disponibles vont continuer à jouer et voyager. Certains devront même traverser plusieurs fuseaux horaires, à l’image de Nico Gonzalez, Lucumí ou Douglas Luiz.
Ceux qui restent ont en revanche beaucoup à gagner
La situation est particulièrement intéressante pour les blessés. Kolo Muani, qui vient d’être opéré d’une fracture au petit doigt de la main droite, n’a pas été appelé avec la France et pourra récupérer tranquillement à Turin. Le club assure qu’il restera disponible à la reprise.
Spalletti devrait également profiter de cette période pour suivre les progrès de plusieurs joueurs indisponibles et récupérer davantage d’options. La Juve avait déjà commencé à retrouver un peu de profondeur avec les retours de McKennie, Kelly, Rugani ou Zhegrova. L’objectif sera désormais de poursuivre ce mouvement et, surtout, d’éviter une nouvelle rechute chez ceux qui reviennent de blessure.
Une pause qui ne sera donc pas vraiment une pause
Le technicien avait lui-même insisté après l’Atalanta sur la nécessité de récupérer de l’énergie. Son choix de supprimer l’entraînement la veille du match montrait déjà combien la fraîcheur était devenue prioritaire après l’enchaînement européen.
La trêve lui donne enfin du temps. Mais elle ne lui offre pas réellement son équipe. Douze joueurs partent, les blessés poursuivent leur rééducation et Spalletti devra probablement attendre les derniers retours de sélection avant de retrouver un groupe presque complet.
La coupure arrive donc au meilleur moment possible. Reste maintenant à espérer que la Juventus en ressorte avec davantage de joueurs disponibles qu’elle n’en avait au moment d’y entrer.












