La Juventus avait surtout besoin de retrouver du calme. Une semaine après la défaite contre Sassuolo (3-2), qui avait fait naître de nouvelles interrogations autour de l’équipe, John Elkann a choisi de se rapprocher directement du groupe. Le patron d’Exor était présent à l’Allianz Stadium dimanche pour assister à la victoire contre l’Atalanta (2-0). Selon Tuttosport, il a ensuite adressé ses compliments à Luciano Spalletti et à ses joueurs.
Elkann présent après la secousse de Sassuolo
Le timing n’est pas anodin. Plus encore que le résultat à Sassuolo, c’est la manière dont la Juventus s’était désunie qui avait marqué les esprits. Les Bianconeri avaient perdu leurs distances et une partie de leurs repères au fil de la rencontre. Le large succès contre NEC Nimègue en Ligue Europa (5-0) avait permis de reprendre de l’air, mais le rendez-vous avec l’Atalanta devait confirmer que l’accident n’était pas devenu une tendance.
La réponse a été beaucoup plus convaincante. Avec deux buts et aucun encaissé, la Juventus a retrouvé une maîtrise qui lui avait manqué quelques jours auparavant. La présence d’Elkann a alors pris une dimension particulière. Tuttosport y voit un nouveau témoignage de proximité avec Spalletti dans une période compliquée par les blessures et par les changements importants opérés dans l’organisation du club.
L’élément est d’autant plus intéressant que le quotidien turinois assure que le lien entre Elkann et l’entraîneur n’a jamais été rompu. Il rappelle notamment que le propriétaire avait déjà manifesté sa confiance envers Spalletti plusieurs mois auparavant et que la prolongation de celui-ci avait été actée avant même de connaître l’issue définitive de la saison précédente.
Un soutien sans grand discours
Il serait excessif d’y voir une intervention spectaculaire de la propriété. Elkann n’a pas eu besoin d’une déclaration publique pour se placer derrière son entraîneur. Sa présence puis ses félicitations arrivent simplement à un moment où Spalletti doit gérer une infirmerie très remplie et stabiliser une équipe qui vient encore de changer de structure tactique.
Après avoir profondément remanié la direction durant l’été, la propriété ne semble en tout cas pas vouloir ouvrir un nouveau chantier sur le banc. C’est précisément ce qui donne du poids au geste : au lendemain d’une période agitée, Elkann a choisi la proximité plutôt que la distance.

