La machine bianconera a repris sa marche en avant de la plus belle des manières. Une semaine après la désillusion subie face à Sassuolo, notre Juventus a superbement rebondi en s’offrant le scalp de l’Atalanta Bergame (2-0) à l’Allianz Stadium. Dans le sillage de l’éclatante victoire européenne (5-0) infligée au NEC Nimègue, les hommes de Luciano Spalletti ont livré une prestation solide face à la formation de leur ancien mentor, Maurizio Sarri. Avec ce probant clean sheet décroché juste avant la trêve internationale, la Vieille Dame se replace idéalement à la sixième place, à seulement trois petites longueurs du trio de tête composé par la Roma, l’Inter et la Lazio.
La patte soyeuse de Conceição montre la voie
Dès les premiers instants, les intentions turinoises ont été limpides. L’attaquant tricolore Randal Kolo Muani aurait d’ailleurs pu enflammer l’arène dès la 2e minute avec un zeste de justesse supplémentaire. La récompense est logiquement intervenue à la 28e minute. Sur un excellent centre en retrait de Zeki Celik au point de penalty, Francisco Conceição a fait preuve d’un sang-froid clinique. D’une reprise tranquille du pied gauche, le joyau portugais a ouvert la marque, débloquant par la même occasion son compteur personnel dans cet exercice pour concrétiser la belle entame piémontaise.
Le frisson Rowe et l’héroïsme de Kolo Muani
Pourtant, ce mince avantage a longtemps maintenu un voile de suspense, la Juve s’exposant aux fulgurances bergamasques. Il a fallu un grand Guglielmo Vicario, impérial face à Jonathan Rowe (55e), pour préserver notre forteresse. Le véritable tournant du match s’est joué quelques instants plus tard (63e). En panne de réussite dans la surface adverse, Kolo Muani a endossé le costume de sauveur dans la sienne. D’un coup de tête rageur sur sa propre ligne de but, le Français a repoussé un corner brûlant de la Dea. Un sauvetage in extremis qui vaut incontestablement tous les buts du monde.
Un manque de cruauté offensive
Dans la foulée de cet acte héroïque, les Bianconeri ont multiplié les assauts pour se mettre à l’abri, pêchant parfois par gourmandise ou précipitation. Weston McKennie (57e) a manqué de précision, tout comme notre nouvelle recrue Pape Sarr, très en vue mais frustré à deux reprises (58e, 75e). Nico Gonzalez n’a pas connu un meilleur sort en gâchant une magnifique opportunité à la 70e minute. Autant d’occasions manquées qui auraient pu coûter cher, sans une certaine sérénité affichée dans le cœur du jeu.
Bremer, le roc de la délivrance
La libération tant attendue a finalement pris les traits de notre infranchissable roc brésilien. À la 77e minute, sur un corner parfaitement botté par le nouvel entrant Edon Zhegrova, Bremer s’est élevé plus haut que tout le monde pour catapulter le cuir au fond des filets. Avec ce troisième but de la saison, le défenseur scelle définitivement un succès salvateur qui rassure tout le peuple turinois. Seule ombre au tableau de cette semaine parfaite : Kolo Muani court toujours après son premier but en championnat, mais son sacrifice défensif prouve que l’esprit d’équipe, lui, est resté parfaitement intact. Le public ne s’est d’ailleurs pas trompé en lui réservant une ovation à sa sortie du terrain à la 89e.

