L’attente est terminée pour Pape Matar Sarr. Après plusieurs jours de travail différencié depuis son arrivée de Tottenham, le Sénégalais a enfin disputé ses premières minutes sous le maillot de la Juventus dimanche à Sassuolo. Entré à la 71e minute à la place de Koopmeiners, il a découvert la compétition dans un contexte particulièrement mouvementé. La défaite 3-2 a évidemment éclipsé l’événement, mais son retour peut rapidement devenir beaucoup plus important pour Luciano Spalletti.
De la reprise à la vraie rotation
Spalletti avait préparé le terrain avant la rencontre. En conférence de presse, il décrivait Sarr comme un milieu complet, capable de couvrir beaucoup d’espace, de gagner des duels et de participer aux deux phases. Il avait surtout annoncé qu’il serait enfin disponible contre Sassuolo.
Ses premières minutes constituent donc moins un aboutissement qu’un début. La Juventus va maintenant enchaîner NEC jeudi puis Atalanta dimanche, ce qui rend difficile l’idée de solliciter constamment le même duo Douglas Luiz-Koopmeiners.
Son profil répond à un manque précis
Sarr possède surtout des caractéristiques différentes. Là où Douglas Luiz apporte davantage dans l’orientation du jeu et Koopmeiners dans les zones de création, le Sénégalais peut fournir course, impact et couverture du terrain.
Cela peut devenir particulièrement précieux dans une équipe privée de Locatelli et Thuram. Spalletti peut l’utiliser pour donner davantage d’énergie à son milieu, accompagner le pressing ou protéger une équipe plus offensive.
La question n’est donc plus de savoir quand Sarr effectuera ses débuts. Ils ont eu lieu. Le vrai sujet devient désormais la vitesse à laquelle il peut gagner des minutes et s’installer dans la rotation.
Son expérience européenne peut d’ailleurs accélérer le processus : arrivé avec plus de 100 matches de Premier League et une Europa League remportée avec Tottenham, Sarr n’est pas un jeune qu’il faut découvrir progressivement au plus haut niveau.
Après quelques semaines passées à attendre son corps, le Sénégalais pourrait maintenant profiter du calendrier pour faire exactement l’inverse : obliger Spalletti à compter rapidement sur lui.

