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Que risque Paul Pogba dans sa situation ?

EMPOLI, ITALY - SEPTEMBER 3: Paul Labile Pogba of Juventus in action during the Serie A TIM match between Empoli FC and Juventus at Stadio Carlo Castellani on September 3, 2023 in Empoli, Italy. (Photo by Gabriele Maltinti/Getty Images)

Vous l’avez sans doute vu, Paul Pogba a été testé positif à la testostérone lors d’un test d’anti dopage pour le match face à l’Udinese. Le français va désormais passer d’autres tests. Mais quels sont les risques qu’il encoure maintenant ? 

 

Cette nouvelle a choqué la planète football, lors d’un teste d’anti dopage pour le match face à l’Udinese, Paul Pogba a été testé positif à la testostérone. C’est un match qu’il n’a d’ailleurs même pas joué. Le milieu de terrain aura admis avoir pris des compléments alimentaires, en ne sachant pas qu’ils contenaient de la testostérone. Le problème est qu’il n’avait pas prévenu la Juventus. Paul Pogba a donc demandé des contre-analyses pour lutter contre le verdict « non négatif ».  La décision a été immédiate, comme l’a révélé son agente Rafaela Pimenta. Mais selon La Gazzetta dello Sport, il est très difficile de changer le résultat de l’analyse. Après le résultat de la contre-analyse, il sera interrogé et, à partir de là, ses intentions deviendront plus claires.

Les risques sont clairement connus, il risque une suspension de 4 ans. S’il est prouvé que la prise n’était pas intentionnelle, elle peut être de 2 ans. Cependant, la testostérone n’est pas le métabolite clostebol, qui peut être contenu dans des pommades cicatrisantes. Si le joueur est disqualifié pour 4 ans, il pourrait avouer pour bénéficier de la réduction d’un an. À 30 ans, s’arrêter 3 ans signifierait la fin d’une carrière à haut niveau. Il pourrait également décider d’opter pour la voie de la négociation. La balle passerait alors dans le camp du parquet national antidopage et de la Wada. La remise ne pourrait toutefois pas être inférieure à 50% de la peine, qui commencerait à 2 ans, soit un minimum d’un an de disqualification. Il y aurait cependant un obstacle majeur : convaincre le procureur antidopage Pierfilippo Laviani de la « non-intentionnalité », ce qui n’est certainement pas facile.

 

 

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