Site icon Juventus-fr.com

L’Europe arrive au pire moment pour Spalletti

Photo by Giuseppe Bellini/Getty Images

Photo by Giuseppe Bellini/Getty Images

Luciano Spalletti aurait sans doute préféré un autre contexte pour entrer dans la première grande séquence de matches rapprochés de sa saison. La Juventus se déplacera à Sassuolo dimanche avant de retrouver l’Europe quelques jours plus tard, puis d’enchaîner avec un nouveau rendez-vous de Serie A face à l’Atalanta. Trois matches en huit jours, au moment précis où l’effectif est le plus fragile.

Les rotations sont déjà presque obligatoires

Le problème ne se limite pas au nombre de blessés. Il concerne surtout les secteurs touchés. Manuel Locatelli et Khephren Thuram sont indisponibles pour plusieurs mois, Jérémie Boga vient de rejoindre l’infirmerie et plusieurs autres joueurs, parmi lesquels McKennie, Cambiaso et Sarr, ne sont pas encore assurés d’être disponibles à pleine capacité.

Spalletti dispose donc de moins de liberté pour gérer les temps de jeu. Douglas Luiz et Koopmeiners apparaissent comme les solutions naturelles au milieu, mais les faire débuter systématiquement exposerait rapidement la Juventus à un nouveau problème de fatigue. Derrière eux, Owusu représente une option crédible, tandis que certaines solutions plus inhabituelles peuvent être envisagées selon les matches.

Le banc va devenir aussi important que le onze

L’enjeu de Sassuolo dépasse ainsi le résultat immédiat. Spalletti doit déjà penser au match européen suivant. Certaines décisions peuvent être dictées non par la hiérarchie pure, mais par la nécessité de préserver des joueurs capables d’enchaîner.

C’est précisément là que les retours de McKennie, Cambiaso ou Sarr prendraient toute leur importance. Même sans être immédiatement prêts à débuter, leur simple présence sur le banc offrirait des leviers supplémentaires pour éviter de surcharger les mêmes hommes.

L’Europe peut révéler les limites de l’effectif

La Juventus avait déjà dû modifier sa hiérarchie à cause des blessures. Le calendrier risque désormais d’amplifier le problème. Lorsqu’un match arrive tous les trois ou quatre jours, les absences ne retirent pas seulement des titulaires : elles enlèvent aussi des possibilités de rotation, des changements en cours de rencontre et des solutions spécifiques selon l’adversaire.

Spalletti doit donc gérer deux batailles en même temps : rester compétitif immédiatement et éviter que l’urgence actuelle ne provoque une nouvelle cascade de pépins physiques.

La séquence Sassuolo-Europe-Atalanta dira beaucoup sur la profondeur réelle de son groupe. La Juventus entre dans son premier tunnel de la saison avec déjà trop peu de joueurs disponibles pour le traverser sereinement.

Quitter la version mobile