La blessure de Manuel Locatelli ne se limite pas à un trou au milieu. Elle prive aussi Luciano Spalletti de l’un des principaux relais de son vestiaire. Pendant plusieurs mois, la Juventus va donc devoir retrouver une voix capable d’entraîner le groupe dans les moments difficiles. Tout indique désormais que Gleison Bremer devra prendre cette responsabilité.
« Je ne peux pas attendre »
Le Brésilien avait d’ailleurs donné le ton avant Juventus-Milan. « Je veux gagner, parce que j’ai 29 ans et je ne peux pas attendre », avait-il expliqué. Une phrase qui prend aujourd’hui une autre dimension. Locatelli absent, Bremer devra désormais incarner bien plus qu’un simple patron de la défense : un point de référence pour l’ensemble de l’équipe.
Spalletti réclame précisément davantage de personnalité. Tuttosport décrit une Juventus encore trop naïve dans certaines situations, pas assez agressive dans la gestion des temps forts, des protestations ou des moments où il faut imposer davantage de caractère.
Son corps lui permet enfin d’assumer ce rôle
La différence avec les derniers mois se voit clairement : Bremer semble désormais physiquement prêt. Sa grave blessure au genou de Leipzig appartient au passé et son début de saison offre des garanties importantes. Il a marqué à Frosinone, figuré parmi les meilleurs contre Parme et livré une prestation très solide contre Milan.
Les chiffres confirment cette impression : 77,8 % de duels gagnés, presque la moitié de ses duels aériens remportés et pratiquement aucun dribble subi jusqu’ici. Ce rendement lui permet de parler avec une autorité nouvelle.
Plus qu’un brassard
La question dépasse largement le simple choix d’un nouveau capitaine. Spalletti a besoin d’un joueur capable d’incarner une exigence quotidienne, d’assumer les moments tendus et de pousser les autres vers le haut.
Bremer sait aussi ce que signifie repartir après une période très difficile. Sa longue reconstruction lui donne aujourd’hui une légitimité supplémentaire. La Juve a perdu son capitaine pour plusieurs mois. Elle doit maintenant trouver un nouveau patron. Par ses performances, son âge et son discours, Bremer semble déjà avoir été désigné.












