Il y a encore quelques jours, Federico Gatti semblait plus proche d’une sortie que d’un rôle important dans la Juventus de Luciano Spalletti. Porto avait poussé pour le recruter, le défenseur était ouvert à l’idée d’un départ et sa place dans la hiérarchie s’était considérablement réduite. Dimanche, il a pourtant changé le scénario de Juve-Milan en seulement quelques minutes : entré à la 89e, il a égalisé de la tête à la 92e sur un centre de Koopmeiners.
Gatti envoyé devant pour sauver la Juve
Le symbole est fort. Spalletti ne l’a même pas lancé pour fermer le match ou renforcer sa défense, mais pour ajouter de la présence dans la surface. Le choix a immédiatement payé. Après une Juventus longtemps supérieure sans parvenir à concrétiser, Gatti a trouvé la zone que les attaquants avaient trop rarement occupée et offert le 1-1 aux Bianconeri.
Ce but n’efface pourtant pas les questions sur son statut. À Pressing, Fabio Biasin a justement pointé le paradoxe : « Si le problème est celui de la personnalité et que Spalletti demande depuis des mois des joueurs avec un certain charisme, celui qui en a, c’est Gatti, qui devait partir. Il doit y avoir un problème. » Sandro Sabatini a lui aussi rappelé que le défenseur joue désormais surtout dans les situations d’urgence.
ULTIM’ORA SERIE A
3ª GiornataJuventus-Milan 1-1
⚽️ #Cissè (68′)
⚽️ #Gatti (90’+2′)#SkySport #SkySerieA #JuventusMilan pic.twitter.com/i5alXI7ClK— skysport (@SkySport) September 6, 2026
Tacchinardi veut encore davantage
Alessio Tacchinardi, ancien milieu de la Juventus dans les années 1990 et 2000, a même refusé de se satisfaire complètement de l’image laissée par Gatti après son égalisation. « Celle de Gatti ne colle pas avec la mentalité Juve. Si tu veux gagner, tu ne célèbres pas comme ça, tu vas plutôt chercher le ballon pour essayer de gagner jusqu’au bout », a-t-il lancé sur Sportmediaset.
Le jugement est sévère, mais il raconte aussi les attentes entourant le joueur et le club. Gatti a rappelé qu’il pouvait encore être utile, décisif et apporter cette personnalité recherchée par Spalletti. Reste maintenant à savoir si trois minutes contre Milan suffiront à rouvrir une vraie place dans la hiérarchie.

