Cristian Chivu avait lancé une petite flèche avant Juventus-Milan. Interrogé sur la notion de choc direct, l’entraîneur de l’Inter avait rappelé que les deux clubs avaient terminé loin derrière la saison dernière, relativisant ainsi la portée du rendez-vous. Luciano Spalletti n’a pourtant pas choisi l’affrontement.
Spalletti ne conteste même pas vraiment Chivu
Le technicien de la Juventus a au contraire salué la sincérité de son homologue. « J’aime les personnes sincères », a-t-il expliqué, avant de reconnaître implicitement que l’écart avec les meilleures équipes existe encore.
Plutôt que de répondre sur le terrain de la polémique, Spalletti veut utiliser ces mots comme carburant. Selon lui, cette sortie doit devenir « une motivation supplémentaire » pour pousser son équipe à réduire le retard qui la sépare encore des formations les plus fortes du championnat.
Une pique transformée en objectif
La réponse colle parfaitement au discours tenu depuis plusieurs jours. Malgré un mercato ambitieux et deux victoires en deux journées, Spalletti refuse encore de placer la Juve au sommet de la hiérarchie.
Juve-Milan devient donc plus qu’un simple choc de prestige. C’est une première occasion de répondre concrètement à Chivu et de montrer que l’écart évoqué par l’entraîneur de l’Inter commence réellement à se réduire.

