C’est désormais officiel : La Juventus et Gianluigi Buffon resteront liés pour deux années supplémentaires, jusqu’en juin 2015. Pour l’occasion, une conférence de presse spéciale a été organisée aujourd’hui à Vinovo, en présence du principal intéressé, Gigi Buffon, ainsi que du Président de la Juventus, Andrea Agnelli. Au cours d’une longue interview, retransmise en direct sur Youtube, le gardien bianconero a parlé de son rapport privilégié avec le club, en retraçant son parcours à Turin depuis son arrivée en 2001. Une histoire qui n’est pas prête de s’arrêter !
Voici les propos de Buffon :
Merci Président. Les propos tenus à l’instant par le Président à mon égard représentent quelque chose qui restera à jamais gravé dans mon coeur, et que je prendrais plaisir à réécouter. Dans ce monde, il y a de moins en moins de place pour les paroles sincères et élogieuses. Le ton sur lequel Andrea a prononcé ce discours est très éloquent. Je lui en suis très reconnaissant.
Aucune offre, et aucun autre club. Ces derniers mois, je n’ai pas reçus de propositions de la part d’autres clubs, car il n’y avait de toute façon aucune possibilité d’accepter une autre offre. La Juventus, son maillot, son atmosphère sont devenus pour moi un style de vie. Quand quelque chose fait à ce point partie de ta vie, il est difficile d’imaginer celle-ci sous les couleurs d’une autre équipe.
Deux années supplémentaires ensemble. Au départ, j’avais demandé de prolonger mon contrat uniquement pour une année, je voulais que la Juve puisse décider elle même de la meilleure chose à faire. Il est normal qu’un joueur ayant joué aussi longtemps que moi puisse jouer jusqu’au temps où il est encore en condition d’exprimer sa vraie valeur. Mais une société comme la Juventus ne peut pas improviser, elle se doit de planifier les choses, donc je pense que la proposition de deux ans qui m’a été faite par le club est tout à fait juste, car elle donne à la Juve la certitude de ne pas avoir à chercher un autre gardien dans l’immédiat. Ensemble, nous avons estimé que le contrat de deux ans était la meilleure des solutions.
Le premier jour. Je me souviens très bien de mon premier jouer à la Juventus, en 2001. J’arrivais d’une équipe « provinciale » telle que Parme, que je remercierais éternellement, et mon unique crainte était de savoir si j’étais apte à jouer à ce niveau, et pour un club d’une telle envergure.
Vivre sans limites. Je vis au jour le jour, sans me poser de limites, d’échéances, mais en faisant toujours du mieux que je peux, jusqu’au bout. Dans un an et demi, il y a la Coupe du Monde, et dans trois ans et demi se jouera l’Euro 2016. Je pense pouvoir arriver à ces échéances. Je ne dois pas m’auto-célébrer, c’est quelque chose qui ne me plait pas. Quand je commets une erreur, cela suscite des réactions qui n’arrivent pas pour d’autres gardiens, et c’est là que je comprends ma valeur et la différence entre moi et les autres.
Je déciderai moi-même du moment adéquat pour arrêter. Je suis une personne posée et très réaliste. Je sais jusqu’où je peux aller, c’est pour cela que je ne me suis jamais posé d’échéances ou de « date limite » à ma carrière. Certains disent que je pourrais arrêter après la Coupe du Monde, mais je saurais par moi même quel sera le moment idéal pour mettre un terme à ma carrière.
L’importance des supporters et des coéquipiers. Les supporters ont eu une influence énorme ces dernières années. Se savoir apprécié et suivi par tant de gens, ça n’a pas de prix. Je vois les supporters toutes les semaines au stade, et je côtoie quotidiennement mes coéquipiers, le staff, les dirigeants, … Si le rapport entre eux et moi n’était pas aussi bon, je n’aurais jamais pu rester à la Juventus aussi longtemps.
Aucun sacrifice pour ce nouveau contrat. La valeur de l’argent, nous la connaissons tous. La diminution de mon salaire n’est pas un sacrifice pour moi. Quand on décide de prolonger un contrat, on doit prendre en considération une multitude de paramètres, et donner de la valeur a beaucoup de choses. Au delà de l’argent, il y a énormément de choses qui ont une valeur affective, sentimentale, que l’argent ne pourra jamais compenser. Comme les paroles du Président en début d’interview.
Passer au delà des crises. Les crises existent partout, il est normal qu’il y ait parfois des désaccord. Mais les personnes intelligentes savent mettre l’orgueil de côté. Si nous sommes ici aujourd’hui, et si le groupe est tellement soudé aujourd’hui, c’est aussi grâce à tous ces moments plus difficiles par lesquels nous sommes passés dernièrement.
Ma blessure m’a rendu plus fort. Après la blessure à l’épaule, j’aurais pu penser que je devrais mettre ma carrière de côté. Mais je suis quelqu’un de chanceux, chacun à son destin à suivre et le mien était de continuer à écrire des pages importantes de l’histoire de la Juventus et de la Nazionale. En fin de compte, cette blessure m’a même fait du bien, elle m’a redonné de l’énergie et une rage que je n’avais pas spécialement auparavant. Si je suis devenu l’homme que je suis, c’est aussi parce que je suis passé par ces moments délicats.
Une belle revanche. J’ai toujours fait mes propres choix selon mes valeurs. Dans la vie, tout le monde obtient ce qu’il mérite, et après six ans durant lesquels nous en avons bavé, nous sommes en train de prendre une belle revanche, et cela n’a pas de prix.
La saison de la Juventus. Nous ne nous sommes pas fixés d’objectifs bien définis. Nous espérons simplement pouvoir réitérer ce que nous avons fait l’an dernier, à savoir remporter le titre et confirmer notre leadership en Italie, qui manquait depuis bien trop longtemps. Concernant l’Europe, je pense que la Juve a démontré qu’elle est compétitive. Pouvoir rivaliser avec les autres était important. Prendre conscience que nous avions le niveau sur la scène européenne nous a fait du bien.
D’autres victoires en ligne de mire. Au cours des prochaines années, je voudrais gagner ce que je n’ai pas encore eu la chance de gagner. J’ai remporté beaucoup de trophées, mais il y en a d’autres que je voudrais soulever, à commencer par la Ligue des Champions. En gagnant cette compétition, nous pourrions entamer une spirale pour en remporter d’autres.
Le brassard de capitaine. J’ai hérité du brassard de Del Piero, qui a écrit des moments importants de l’histoire du club. Avoir ce brassard me rend heureux, mais cela implique aussi des responsabilités, qui sont encore plus importantes quand l’on pense à l’histoire de la Juve. Je n’aurais jamais pensé que je deviendrais un jour le capitaine d’un club aussi prestigieux. Ce passage de témoin avec Ale’ a été quelque chose de très fort pour moi, cela signifiait quelque chose d’extrêmement important. Del Piero m’a envoyé un message hier soir, et je lui répondrais aujourd’hui. C’est quelqu’un de bien, qui a toujours été vrai et sincère à mon égard.
Tant de personnalités uniques. Je porte dans mon coeur le Dottore Umberto, car il m’a voulu à la Juve. Mais aussi Marcello Lippi, car il a été l’un des responsables de mon arrivée à la Juve. Il y a aussi mes coéquipiers, mais je ne peux pas en mentionner un en particulier. Le vestiaire sera la chose qui me manquera le plus quand j’arrêterais de jouer.
Le souvenir de l’Avvocato. Que dirait aujourd’hui l’Avvocato Agnelli ? Rien de banal, comme il le faisait quand on se rencontrait ou quand il nous téléphonait. Il a été quelqu’un d’unique en son genre. Grâce à lui, à Umberto et à la famille Agnelli, la Juve a fait ce qu’elle a fait. Demain, cela fera dix ans qu’il a disparu, et prendre part à la cérémonie de souvenir est pour moi quelque chose de gratifiant.
L’avenir des gardiens italiens. En Italie, il y a une génération de gardiens de très bon niveau. Il y a beaucoup de bons gardiens, et en sortir un du lot ne serait pas correct envers les autres. Cet été, j’ai pu m’entrainer avec Leali, et peut-être que dans quelques années je pourrais me vanter de m’être entrainé avec lui et de l’avoir côtoyé, car il a vraiment des capacités exceptionnelles, et un potentiel énorme. Perrin aussi fait de bonnes performances. Je suis content que le niveau soit redevenu aussi bon.




le plus grand gardien que le football connaitra
Quel joueur… Quel gardien.. Quel HOMME !!!!! UNE LÉGENDE !!!!!
Mon Dieu je n’arriverai pas à retenir les larmes le jour ou il jugera bon de mettre un terme à sa carrière !!
Quel seigneur ce GIGI.
Il piu grande, forza gigi, forza juve!
Gigi Buffon, une des plus belles incarnations de la Juventinità … J’ai tellement d’admiration et de reconnaissance pour lui … Son nom restera à jamais gravé dans l’histoire Bianconera.
grande GIGI egal a toi meme rien que pour le fait de ne pas avoir abandonné le navire en 2006 tu resteras eternel a ce sujet mais malheureusement d autres joueurs non pas eu cette chance d etre autant remercie je pense a camoranesi trezegoal et surtout notre del piero malheureusement mais un grand bravo pour tout grande gigi
Le meilleur gardien de tous les temps : remarquable en tant que joueur que comme homme. Grande Gigi ! ! ! ! !
Quel plaisir de lire ça, de la part d’un des joueurs non mercenaire qui est resté fidèle lors de la Serie B. C’est rassurant aussi de voir que l’ambiance dans le club est super positive et enfin, cette nouvelle est un réel bonheur pour nous tous
grand GIGI toujour bianconero, desormais une icone de la juve
FORZA JUVE
Quel homme humble notre Gigi!
Ce gars là a été touché par la grâce!
Il est le symbole du football italien tellement il dégage une sympathie énorme et même s’ il n’est plus aussi fort qu’avant, il doit apporter tellement de choses positives dans un vestiaire!
C’est une chance de l’avoir chez nous!
Merci Gigi pour ce que tu es et ce que tu fais!!!