Fair-play financier: la Juve, un exemple à suivre

Dans son cinquième rapport de benchmarking sur les clubs européens, l’UEFA a salué la bonne réaction des clubs aux mesures de fair-play financier. Comme toujours, il y a de bons et de moins bons élèves, mais l’étude réalisée montre une croissance des recettes du football européen de haut niveau et une stabilisation des dettes. En dépit de la conjoncture économique actuelle, les revenus globaux ont augmenté de 5,6 % sur l’ensemble de ces cinq dernières années.

Des pertes qui se stabilisent - Pour 13,2 milliards d’euros de recettes, les 670 clubs de première division en Europe issus des associations membres de l’UEFA de 53 nations ont enregistré 14,8 milliards d’euros de dépenses. Cela représente entre 1,6 et 1,7 milliards d’euros de pertes en un an. Une situation préoccupante, nous en conviendrons, mais ce déficit diminue par rapport à celui de l’année dernière. Ainsi, entre juin 2011 et juin 2012, des améliorations ont été enregistrées avec la réduction de 47% des arriérés de paiement sur les transferts, les salaires, les charges sociales et fiscales. C’est d’ailleurs la première fois en cinq ans que le ratio entre recettes et dépenses diminue. Voyons donc le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

A l’image de la Juventus, qui prête une grande attention à la situation de ses finances et à la nécessité de diversifier ses investissements, les clubs prennent de plus en plus conscience de la situation. Certains, à l’image de la Vieille Dame, ont déjà pris des mesures sur base des règles du fair-play financier. L’un des objectifs du fair-play financier est d’encourager les investissements à long terme, comme par exemple un Juventus Stadium ou encore le projet de requalification de la zone Continassa aux abords du stade, qui permettront bientôt à la Juve de s’auto-financer et de voir ses comptes repasser dans le vert.

Le club bianconero est sans aucun doute un exemple à suivre, y compris dans sa politique de réduction des charges salariales. Car le problème se situe encore et toujours à ce niveau-là. En Europe, les salaires ont en effet augmenté de 38%, contre une augmentation de 24% des recettes. Sans citer de nom, l’UEFA précise que dix clubs sont à l’origine de la moitié du déficit global de 1,7 milliards.

Les clubs ont encore beaucoup de travail devant eux. Mais les premiers effets du fair-play financier commencent à se faire sentir. Déjà en vigueur, le volet sur les arriérés de paiement du fair-play financier a déjà conduit à l’exclusion de Malaga pour les compétitions européennes la saison prochaine. Tous les clubs seront passés à la loupe, sous peine de connaître le même sort.



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