Calcioscommesse: Pouvons-nous nous réjouir de la victoire du Naples?

Comme vous le savez, dans le cadre des procès du Calcioscommesse, Cannavaro et Grava ont été innocentés et la pénalité à Naples a été retirée. Une décision tout à fait justifiable dans la mesure où, sans preuve concrète, il serait injuste de condamner qui que ce soit. Et cela vaut pour toute sorte de procès, que ce soit au niveau sportif ou pénal. Devons-nous nous réjouir de cette sentence? Au nom de l’esprit sportif, la réponse ne peut être que positive! La course au scudetto ne sera pas biaisée et les sulfureux tifosi napolitains ne mobiliseront pas continuellement l’excuse de cette pénalisation. Laissons ce genre de victoires (ou de scudetto) à d’autres clubs. Ce n’est pas le « Stile Juve ». Seul le verdict du terrain compte.

Ainsi, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes? Pas vraiment. Dans les procès liés au Calcioscommesse, pas tous ont bénéficié de la vertueuse formule « innocent jusqu’à preuve contraire »…

Antonio Conte, condamné sans aucune preuve concrète si ce n’est les propos d’un délinquant pourtant jugé non-crédible la plupart du temps, a été l’un des seuls coupables de cette affaire. Coupable d’omission de dénonciation (ce qui fut imputé à Cannavaro et Grava). Les preuves? « Étant donné sa personnalité centralisatrice, il ne pouvait pas ne pas savoir » (cf. motivations de la FIGC). Du concret quoi!

Encore une fois, au nom de la justice et de l’esprit sportif, nous pouvons nous réjouir que Cannavaro et Grava aient été innocentés, mais comment ne pas être contrarié du fait que notre entraîneur n’ait pas bénéficié d’une telle sentence? N’y a-t-il pas quelque part une certaine inégalité de traitement?